CHAPITRE II:

DIODE SIMPLE BARRIERE VARACTOR

 

 

 

INTRODUCTION

 

 

            Dans ce chapitre, nous nous proposons de fabriquer et de caractériser des hétérostructures comportant des simples barrières. L'objectif est essentiellement de bloquer tout courant de conduction, la barrière de potentiel s'opposant au transfert de charge entre émetteur et collecteur. A cette condition, et pour des composants comportant des zones adjacentes à la barrière étendues, la diode présente des variations de capacité tout à fait comparables à celles rencontrées pour des diodes de type Schottky. L'avantage cependant par rapport à ces composants conventionnels réside dans la symétrie des caractéristiques capacité-tension par rapport à une structure métal-semiconducteur qui présente un effet de redressement. Par ailleurs, ces nouvelles structures offrent la possibilité d'augmenter très fortement les tensions admissibles en intégrant sur une même épitaxie plusieurs barrières élémentaires. Au niveau des applications, les non-linéarités induites sur le courant de déplacement sont utilisables dans les dispositifs de multiplication de fréquence.

 

 

 

 

 

 

 

1. MOTIVATIONS

 

            Pour illustrer les avantages liés à l'utilisation d'hétérostructures, nous présentons sur la figure II.1, d'une part, les caractéristiques courant-tension (I (V)) en traits pleins et capacité-tension (C (V)) en traits pointillés, pour une structure métal - semiconducteur, et d'autre part, celles obtenues avec une hétérostructure à simple barrière de potentiel. Dans le premier cas, la variation de capacité résultant de la désertion progressive du semiconducteur peut s'observer entre la tension de Built-in (Vbi) et la tension où l'on observe le claquage par avalanche. En revanche, pour une structure de type simple barrière utilisée en varactor *, des variations de capacité identiques peuvent être observées en polarisations directe et inverse. Dans le cas idéal, la plage de tension où l'on note l'absence de conduction est limitée par les phénomènes de claquage par avalanche. Nous verrons par la suite que ceci n'est vrai que pour des barrières très opaques.

 

 

 

 

 

 

 

 

            Si à présent, on applique une tension alternative, qui joue le rôle de signal de pompe, aux bornes de la diode non polarisée, les non-linéarités de capacité vont introduire une distorsion du courant qui peut être mise à profit pour créer des fréquences harmoniques et ainsi multiplier la fréquence du signal incident. Ce mécanisme de multiplication de fréquences, à l'aide d'une non-linéarité de capacité, est très largement utilisé pour réaliser des doubleurs de fréquence voire des dispositifs utilisant des harmoniques supérieures. Pour des composants de type Schottky (figure II.2a), la multiplication de rang élevé, cas d'un tripleur ou d'un quintupleur, présente une moindre efficacité de conversion entre le signal incident et le signal multiplié, car il y a répartition de l'énergie électrique sur l'ensemble des harmoniques, avec un report préférentiel sur ceux de rang faible. Généralement, on pallie cette difficulté grâce à l'emploi de circuits oisifs au prix cependant d'une complication notable du circuit. Pour des dispositifs présentant des caractéristiques C(V) paires comme c'est le cas pour les S.B.V.'s (figure II.2b), on peut montrer que seuls les harmoniques de rang impairs sont générées, ce qui concourt très largement à une bien meilleure fonctionnalité des composants qui, rappelons-le, sont en outre non polarisés.

 

 

 


2. CHOIX D'UN SYSTEME DE MATERIAUX ET DETERMINATION DE LA STRUCTURE DE LA COUCHE

 

 

2.1. CRITERES ET CONDITIONS POUR LA CROISSANCE EPITAXIALE

 

 

            Intuitivement, les deux critères à respecter pour stopper la conduction sont l'utilisation de barrières de potentiel larges et/ou élevées. En fait, on privilégie la hauteur de la barrière de potentiel s'opposant au passage des électrons pour que les composants puissent fonctionner à température ambiante, et également comme nous le verrons par la suite pour éviter la conduction par effet Fowler-Nordheim. A partir de ces règles simples, les couples de matériaux semiconducteurs susceptibles d'être utilisés sont:

 

- sur substrat GaAs, les composés GaAs/Ga1-xAlxAs avec x variant entre 0 et 1

 

- Sur substrat InP, les hétérostructures ternaires InxGa1-xAs/InyAl1-yAs avec x = 0,47 et y = 0,48 pour satisfaire à l'adaptation en maille sur InP. La figure II.3 qui donne les variations de gap en fonction du paramètre de maille "a" précise les conditions d'adaptation.

 

            Par ailleurs, on peut également avoir recours aux procédés de croissance pseudomorphiques et métamorphiques permettant de réaliser des structures à partir de composés initialement désadaptés en maille. Ces différentes possibilités peuvent être également déduites de la figure II.3.

 

            La première possibilité qui s'offre à nous est d'augmenter artificiellement la hauteur de barrière en plaçant de part et d'autre des puits de potentiel. Cette solution est tout à fait possible en faisant croître avant et après la barrière GaAlAs du matériau InxGa1-xAs (figure II.4c). Pour un composé à base d'Indium, la maille cristalline est plus grande que celle de l'Arséniure de Gallium. Ainsi, l'adaptation entre ces deux matériaux ne pourra se faire qu'en induisant des effets de contrainte sur le matériau InxGa1-xAs. On doit cependant rester dans certaines limites en composition et en épaisseur pour éviter la formation de dislocations. En pratique, pour une concentration donnée, l'épaisseur de la couche doit être inférieure à une longueur dite critique. Celle-ci décroît très rapidement avec le pourcentage d'Indium. A titre d'exemple, pour un composé pur InAs épitaxié sur GaAs, seules, les couches limitées à quelques plans atomiques ne présentent pas de dislocation. Compte-tenu de ces contraintes, on limite généralement la concentration d'Indium à 25 %, ce qui permet de réaliser des puits de largeur raisonnable, typiquement 100 Å.

 

            Pour une situation inverse de croissance de matériau en tension (maille cristalline initialement plus petite), on peut concevoir des profils de barrière semblables à celui schématisé sur la figure II.4.d. La couche contrainte est ici la barrière AlAs alors qu'il y a adaptation entre InAlAs et InGaAs.

 

            Enfin la figure II.4e illustre une des possibilités offertes par la croissance métamorphique de structures InAs/AlSb sur substrat GaAs. Dans ce dernier cas, compte-tenu de la désadaptation entre le GaAs (paramètre de maille a = 5,65 Å) et les matériaux de la structure active (aInAs = 6,05 Å), il est nécessaire de séparer substrat et couches actives par une couche tampon. Celle-ci permet la transition entre la maille du matériau GaAs et celles des composés InAs et AlSb qui vont présenter une bonne qualité cristalline grâce à la relaxation des contraintes par génération de dislocations limitées à la couche tampon.

 

 

 

            Parallèlement à ces aspects technologiques, il faut également prendre en compte les structures électroniques, notamment le fait que certains matériaux présentent des gaps indirects et directs [1]. C'est en particulier le cas des matériaux AlGaAs, qui présentent une transition entre gap direct et gap indirect pour une composition en aluminium de l'ordre de 0,35. Dans ce cas, les phénomènes de transport deviennent plus complexes. A titre d'illustration, nous avons représenté sur la figure II.5, d'une part une figure schématique de la structure de bande électronique dans l'espace des vecteurs d'ondes pour le GaAs et l'AlAs respectivement. Pour le GaAs, le gap est direct avec un écart entre les points G6C et G8V, haut de la bande de valence, pris comme référence d'énergie de 1,42 eV à température ambiante. La vallée satellite X se trouve à plus de 460 MeV au dessus de la vallée centrale G, Par contre, on constate que pour un matériau AlAs, le point d'énergie minimum X se  trouve à environ 2 eV (Egindirect = G15V - X1C) du point de référence G15V dans la bande de valence, et que l' écart correspondant à une situation de gap direct est de 3 eV (Egdirect = G15V - G1C).

 

            Si l'on forme une barrière de potentiel, par exemple du type GaAs/AlAs/GaAs, on peut définir plusieurs types de discontinuités, soit en se référant au point G (tracé en traits pleins), soit au point X (tracé en pointillé). En fait, du point de vue des propriétés de transport, il est assez difficile de décrire comment les porteurs vont franchir la barrière et surtout, quelle est la hauteur de barrière effective à laquelle ils se heurtent. Ces phénomènes sont d'autant plus complexes que des études antérieures ont montré que la géométrie de la barrière avait une grande influence. Sans entrer dans les détails, on a constaté en effet que pour des barrières larges, la hauteur effective est fixée par le point X. Intuitivement, ceci peut s'expliquer par le fait que des porteurs issus de la vallée centrale du GaAs ont néanmoins le temps de s'adapter à l'environnement électronique de l'AlAs. Par contre, pour des barrières fines, il n'en est pas de même et, souvent on prend les points G comme référence pour définir les discontinuités.

 

            Une autre difficulté vient de la définition de la masse effective, d'une part parce que la vallée X a une forme ellipsoïdale avec des masses transversales et longitudinales extrêmement différentes. En outre, il apparaît difficile de traduire les changements de vecteur d'onde nécessaires à des transitions de type G-X.

            Dans le cas qui nous intéresse, qui rappelons-le nécessite des barrières opaques, donc larges, ce type d'hétérostructures s'est avéré particulièrement décevant car celles-ci présentent un courant de fuite très important observé à des tensions bien plus faibles (typiquement 1 Volt) que celle attendue théoriquement qui est la tension d'avalanche, vers 10 Volt.

 

            Enfin, en dernière remarque, il est important de mentionner que la croissance du matériau AlAs sur des épaisseurs importantes n'est pas triviale. Il est maintenant bien connu que la température de croissance optimale pour l'AlAs est de l'ordre de 700°C alors qu'elle n'est que de 600°C pour le GaAs, ce qui pose problème en pratique lors de l'épitaxie.

 

 

            Si l'on considère à présent les composés à base de Phosphure d'Indium, on a la possibilité de créer une barrière de potentiel de hauteur relativement importante en utilisant la structure élémentaire In0,47Ga0,53As/Al0,48In0,52As. Rappelons que pour ces compositions (voir figure II.3) les gaps sont à température ambiante respectivement de 1,45 eV pour Al0,48In0,52As et de 0,75 eV pour In0,47Ga0,53As. Par ailleurs on montre que la discontinuité de bande de conduction est de 0,52 eV. C'est ce couple de matériaux que nous avons utilisé systématiquement, d'une part avec des barrières du type de celles décrites dans la figure 4.c et d'autre part, celles qui nécessitent l'insertion d'une barrière d'AlAs (figure II.4.d).

 

 

 

2.2. LA COUCHE EPITAXIALE

 

            La séquence de croissance a été faite en pratique pour des barrières GaInAs/AlInAs/GaInAs.

 

            L'ensemble des croissances a été réalisé en partant de substrats InP semi-isolant de deux pouces. La zone active est constituée en pratique d'une barrière d'AlInAs non dopée. Dans ce cas, il n'y a pas de courbure de bande résultant de phénomènes de diffusion et on obtient un profil de potentiel comme celui schématisé sur la figure II.6.a. Nous verrons cependant par la suite qu'une telle solution peut poser problème par l'absence de charges permettant d'écranter le champ électrique.

 

            Une autre solution consiste à doper la barrière comme l'illustre la figure II.6.b. En réalité, cette solution qui a été essayée par le groupe de E. Kollberg à l'Université de Chalmers [2] n'est pas favorable en pratique. En effet, il survient comme pour les structures à modulation de dopage utilisées pour la fabrication des transistors à haute mobilité, un transfert d'électrons de la couche à grand gap vers les régions adjacentes à la barrière [3]. Par réaction de charge d'espace résultant des dipôles induits, la bande de conduction se courbe, abaissant ainsi artificiellement la barrière de potentiel.

 

            Enfin, la figure 6c illustre la situation de deux plans de dopage situés de part et d'autre de la barrière. Dans ce cas, les effets de courbure de bande ont peu d'influence sur le profil de la barrière de potentiel. Cependant, il peut s'avérer préjudiciable d'introduire une grande quantité d'impuretés près d'une barrière de potentiel qui doit comporter le niveau le plus faible d'impuretés possible. Rappelons que dans le cas contraire, on observe des phénomènes de tunnel assisté par défaut.

 

            Pour prévenir la contamination de la barrière par les impuretés, nous incorporons systématiquement des zones tampons, souvent appellées espaceurs (spacers), d'épaisseur typiquement de 50 Å. Il est bien connu que même si on a interrompu le flux de Silicium assurant le dopage, on observe une queue de distribution des dopants résultant de l'effet de ségrégation en surface.

 

            De part et d'autre de cette barrière bloquante, on insère des couches GaInAs qui vont permettre la modulation de capacité sous tension de polarisation inverse ou directe. Le choix du niveau de dopage et de l'épaisseur de ces couches résulte d'un compromis entre résistance de la couche épitaxiale, valeur de la capacité en régime de saturation, et contrainte au niveau de la croissance. En pratique nous sommes partis des réalisations de diodes Schottky Varactor équivalentes pour lesquelles les niveaux de dopage varient entre 5.1016 et 2.1017 cm-3. Ceci étant, le choix de l'épaisseur peut se calculer en considérant que la diode doit être dans des conditions de "punch through" (désertion complète de la structure) à la tension de claquage. On trouve typiquement dans ce cas des valeurs de l'ordre de 3000 Å pour un dopage de 1017 cm-3. Enfin il est nécessaire de limiter l'épaisseur de ces couches. En effet, il faut insister sur le fait que la croissance des composés ternaires demande de conserver le taux d'Indium, correspondant à l'adaptation en maille, durant toute la croissance. Ceci nécessite une très bonne maîtrise de l'ensemble des conditions de croissance qui se fait typiquement à la vitesse
de 1 µm/h. En conséquence, et c'est une remarque tout à fait générale, on cherche à limiter autant que possible l'épaisseur globale de la couche épitaxiale.

            Enfin la séquence comporte des couches InGaAs très fortement dopées près du substrat, et près de la surface du semiconducteur (cap layer). Leur épaisseur est limitée à   3000 Å, pour les raisons évoquées ci-dessus.

            Par ailleurs, le niveau du dopage est beaucoup plus élevé que dans le cas précèdent avec des valeurs typiquement de 5.1018 cm-3. Le rôle de ces couches est double: d'une part, elles servent de zone d'émission et de collection assurant le rôle de zone réservoir. D'autre part, elles constituent des zones semiconductrices de très forte conductivité afin d'obtenir de très bons contacts ohmiques.

 

            Globalement, on obtient la séquence de croissance schématisée sur la figure II.7a.

 

 

 

 

 

GaInAs

 

 

5.1018 cm-3

 

3000 Å

 

GaInAs

 

 

1017 cm-3

 

2500 Å

GaInAs

non intentiellement dopé

50 Å

AlInAs

non intentiellement dopé

200 Å

GaInAs

non intentiellement dopé

50 Å

 

GaInAs

 

 

1017 cm-3

 

2500 Å

 

GaInAs

 

 

5.1018 cm-3

 

3000 Å

 

InP

 

 

substrat Semi-Isolant

 

 

 

 

 

 

Figure II.7a: La couche GaInAs/AlInAs/GaInAs/InP

 


            Le cas d'une structure comportant une barrière AlInAs/AlAs/AlInAs [4] est illustré sur la figure II.7.b. On retrouve typiquement les mêmes données de dopage et d'épaisseur pour les couches encadrant la barrière de potentiel. Pour cette dernière, idéalement, on chercherait à ce qu'elle soit la plus large possible. Cependant, compte-tenu des considérations précédentes concernant le passage en vallée X, et d'autre part, l'existence d'une longueur critique, nous avons préféré limiter l'épaisseur de cette couche à 30 Å. A l'avenir, il nous semble qu'on pourrait s'affranchir de cette limite en compensant les contraintes par l'alternance de couches respectivement en compression et en extension. Néanmoins, la suite de ce travail nous montrera que "l'opacité" de la barrière d'AlAs utilisée ici est tout à fait suffisante pour repousser la limite de conduction par effet tunnel au delà de celle correspondant au claquage par avalanche.

 

 

 

 

 

GaInAs

 

 

5.1018 cm-3

 

3000 Å

 

GaInAs

 

 

1017 cm-3

 

3000 Å

GaInAs

non intentiellement dopé

100 Å

AlInAs

non intentiellement dopé

50 Å

AlAs

non intentiellement dopé

30 Å

AlInAs

non intentiellement dopé

50 Å

GaInAs

non intentiellement dopé

100 Å

 

GaInAs

 

 

1017 cm-3

 

3000 Å

 

GaInAs

 

 

5.1018 cm-3

 

3000 Å

 

InP

 

 

substrat Semi-Isolant

 

 

 

 

 

Figure II.7b: La couche GaInAs/AlInAs/AlAs/AlInAs/GaInAs/InP


3. PROPRIETES DE CONDUCTION

 

 

            Les propriétés de conduction ont été testées grâce à l'emploi de structure de masques  simplifiées qui, de manière générale, comportent des surfaces actives relativement importantes.

            Ce choix n'est pas en contradiction avec les arguments développés dans l'introduction montrant la nécessité de travailler avec des dimensions très faibles.

            En effet, nous normaliserons les grandeurs obtenues, notamment de capacité, afin d'extrapoler ces données aux faibles sections. Seuls les effets de bord pourraient intervenir dans ces règles d'échelles, mais ils se sont avérés négligeables.

            En outre, l'utilisation de sections importantes facilite notablement la technologie avec des procédés nécessitant peu d'étapes technologiques. Il en résulte que l'on peut rapidement tester la qualité d'une couche épitaxiale.

            De plus, les niveaux de capacité relativement élevés (quelques centaines de femtoFarad pour un composant large, quelques femtoFarad pour un composant micronique) facilitent notablement la caractérisation en travaillant à plus basse fréquence.

            Enfin, il est très utile de disposer de plusieurs sections pour mener une étude comparative et en particulier vérifier l'uniformité des densités de courants.

 

 

3.1 LES MASQUES:

 

            Très succintement, deux types de masque ont été utilisés pour fabriquer des diodes sur substrat semi-isolant en structure planaire. le premier est extrèmement simple avec des motifs carrés respectivement 50x50, 30x30, 15x15 µm2 pour la zone active, alors que le contact inférieur présente une surface constante de 250 µm2.

            La séquence technologique peut se résumer de la façon suivante: On réalise tout d'abord un premier dépôt métallique séquentiel AuGeNi assurant la formation du contact ohmique d'émetteur (collecteur). Cette métallisation sert ensuite de masque pour réaliser une première attaque du type mésa de profondeur typiquement de l'ordre du micron afin d'atteindre la couche GaInAs enterrée.

            Cette gravure est faite par attaque chimique en utilisant le mélange d'attaque: {H3PO4:3, N2O2:1, H2O:20} dont la vitesse est de 3600 Å/min [cf chapitre I]. Il peut être important de noter que cette gravure n'étant pas sélective sur les couches constituant la structure active, et compte-tenu de la très faible épaisseur de la couche InGaAs (3000 Å) située près du substrat, cette gravure se révèle assez critique et nécessite une bonne connaissance de la vitesse d'attaque. En pratique, le contrôle de la profondeur d'épaisseur est

 



* Dans la suite de ce travail, nous utiliserons l'abréviation S.B.V. pour Single Barrier Varactor.